L’Histoire de Fouilloy s’est confondue avec l’Histoire de sa voisine Corbie.

Voici une partie de l’Histoire de Fouilloy.

Organisation ecclésiastique :

Chef lieu d’un doyenné comprenant 38 cures, 1 secours, 62 bénéfices simples

Paroisse archidiaconé et diocèse d’Amiens.

Vocable : Saint Mathieu

Collateur de plein droit l’évêque d’Amiens par résignation qu’en fit Raoul d’Heilly

Archidiacre de Ponthieu en 1219, entre les mains de l’évêque Evrard de Fouilloy

Décimateur : les religieux de Corbie,

Revenu de la cure de Fouilloy :

  • 30 livres en 1301 ;
  • 210 en 1728 ;
  • 350 en 1736 ;
  • 207 en 1772

Collégiale de Fouilloy, 15 prébendes, réduites à 7, par un décret du 27 juin 1749.

Revenu  :

  • 2255 livres en 1730
  • 1400 en 1736
  • 4215 en 1772

Le doyen était élu par le chapitre et confirmé par l’évêque.

L’abbaye de Corbie rend 60 s. annuellement sur le travers à la baronnie de Boves mais Enguerrand lui en fit cession en 1202.

Girard, seigneur de Picquigny, donna en décembre 1204 une rente d’un demi-millier de harengs  à prendre au pont de Picquigny.

Hugues de la Houssoye échangea en 1224 la prévôté avec l’abbaye contre le bois de Cardannoy.

En décembre 1233, l’évêque Geoffroy fixa les prébendes à 15 et les rendit égales pour tous.

Son successeur, en 1240, l’évêque d’Amiens, Arnoul, défendit aux chanoines de Fouilloy de jouer aux dés et aux osselets devant le porche et la place vis à vis de l’église de la collégiale, d’avoir des concubines, d’aller au cabaret, d’être usurier, de porter des armes et des chapeaux garnis de fleurs.

Le premier doyen sera élu par le chapitre et confirmé par l’évêque en 1239, il se nomma Jean Aloe. Un prébende lui sera attribué en plus, ce qui lui procura le double des chanoines.

Le chapitre était fondé avant le XIII° siècle. Il possédait des biens nombreux aux environs. En 1358, les chanoines obtinrent l’autorisation temporaire de se retirer dans la ville de Corbie et de faire les offices canoniaux dans l’église de Saint Jean l’évangéliste de Corbie, à cause de la guerre. Cette autorisation fut plusieurs fois renouvelée dans la suite.

La collégiale de Saint Mathieu est desservie par un chapitre originairement composé de 15 chanoines, réduit par la suite à 7, dont 5 résidants.

Pendant le siège de Corbie en 1636, les chanoines célèbreront l’office à Amiens dans la chapelle de St-Valery.

eglise Saint Mathieu de fouilloy 80

L'église de nos jours

Les meuniers des moulins de Fouilloy sont serviteurs de l’abbaye de Corbie; leurs héritiers font serment de fidélité à l’abbé lorsqu’ils les remplacent et la même chose au renouvellement de chaque abbé.

La chapelle de St-Thibaud dans la maladrerie de Fouilloy avait pour patron l’abbé de Corbie dés le XIII°siècle.

L’église Saint Mathieu a été détruite en 1636 (pendant  l’année de Corbie), puis elle sera reconstruite de 1760 à 1770, puis sera détruite à nouveau en 1940 pour être reconstruite en 1950. Sa façade est décorée de statues de Louis Chavignier. Dans la nef se trouve la dalle funéraire de Guilain Piteux, curé de la paroisse décédé en 1782, et deux crédences du XVIIIe siècle.

 


Organisation Civile :

Prévôtés : Siège d’une prévôté royale

Bailliage d’Amiens ; élection d’Amiens, intendance de PICARDIE ;

Grenier à sel d’Amiens, puis en 1726 Corbie

Population :

  • 53 feux (foyers) en 1469;
  • 175 habitants en 1698 ;
  • 171 habitants en 1725 ;
  • 240 habitants en 1772;
  • 661 habitants en 1846;
  • 1145 habitants en 1891;
  • 1007 habitants en 1936;
  • 841 habitants en 1946;
  • 1743 habitants 1975;
  • 1627 habitants 1990;
  • 1890 habitants 2015.

Histoire

Véritable faubourg de Corbie, Fouilloy subit tous les contre-coups de la vie politique et militaire de cette ville (voir Histoire de Corbie)

Les habitants de Fouilloy jouissaient des privilèges de la commune établie à Corbie en 1123 et supprimé en 1310.

En 1288, Fouilloy était le siège d’une prévôté royale. Le prévôt exerçait des fonctions judiciaires avec une administration : procureur, substitut, greffier, huissier, et sergents.

Le nom du plus ancien prévôt connu est Jacques THIQUET en 1370.

En 1430, 1472, 1526 et 1528 le prévôt Royal de Fouilloy fut autorisé à transférer son siège dans la ville de Corbie, à cause du danger qu’il courait d’être enlevé, avec ses gens de justice, par l’ennemi.

Cette autorisation fut révoquée en 1652 et 1656.

L’église fut incendiée au mois d’août 1636, pendant le siège de Corbie

Dés le XIII° siècle, Fouilloy avait une maladrerie, dont les biens furent unis en 1696 à l’hôtel-Dieu de Montdidier par arrêt du conseil le 13 juillet 1695, puis à l’Hôtel-Dieu de Corbie, 1698. Il y avait dans la maladrerie la chapelle de St-Thibaud qui avait pour patron l’abbé de Corbie.

Les anciens titres renseignent un village nommé St-Anchaire existant dans la banlieue de Fouilloy.

Lieux Dits :

Les plus anciens

  • Le Pont du Viez
  • Le moulin à waides
  • la Porte Bourdin
  • Freslemont
  • les Terrres de Metz
  • le Bois Randon
  • le bois de Belloy
  • La couture
  • le Bois Grand-Pierre,
  • le bois Saint Martin

Les plus modernes

  • l’Erette
  • la Vallée des Nases
  • le Senterbory
  • la Carriéres
  • la Hauteborne
  • le Champs dolent
  • Les champs Saint-Martin
  • les Pièces de toile
  • le Dromadaire