Histoire de la Seigneurie de Fouilloy 80

Le domaine de Fouilloy appartenait à l’abbaye de Corbie, dés l’origine du monastère, comme faisant partie du comté.Histoire Seigneurie de Fouilloy 80800

Plus tard les religieux, tout en conservant une portion de ce domaine et de la seigneurie, en aliénèrent le reste, pour relever du comté en deux hommages nobles, dont un se nomme fief du Froc et une mairie.

Le fief de la mairie avait pour chef-lieu une grosse tour, dans un héritage situé entre la rue et la rivière du Virot.

La partie inféodée appartint d’abord à une branche de la maison de Croy, qui prit le nom de Fouilloy.

Le chapitre d’Amiens a une partie de la seigneurie, l’autre est passée de la maison de Fouilloy en celles de Raineval, puis D’Ailly, puis de Hames et enfin d’Estourmel

Voici la liste des successeurs de la seigneurie à travers le temps :

Famille de Fouilloy

  • Gautier de Fouilloy, il sera le fondateur de la maladrerie de Corbie en 1105
  • la seigneurie passera en 1146, à Hugues de Fouilloy, prieur de Saint-Laurent-du-Bois, il fut chanoine et théologien avant que le pape Innocent II le nomme cardinal en 1144.
  • En 1211, elle passa dans les mains d’Evrard de Fouilloy, évêque d’Amiens de 1211 à 1222, il sera l’initiateur de la construction de la cathédrale d’Amiens en 1220.
  • Puis elle revint à Robert de Fouilloy, seigneur du lieu en 1286.
  • Robert, évêque d’Amiens en 1318

 

Maison de Raineval  :

  • Ade de Fouilloy transporta la seigneurie par son mariage en 1323 à son époux, Guillaume de Raineval en 1325
  • Puis leur fils, Raoul de Raineval, seigneur de Pierrepont, grand panetier de France, membre au Conseil de Régence pendant la démence du Roi.
  • Puis en 1367 à son fils Wallerand de Raineval (mort à Azincourt en 1415) comte de Fauquembergue, qui épousera le 12 janvier 1379 de Jeanne de Varenne
  • Puis en 1406, à leur fille Jeanne de Raineval, qui a épousée en 1387 Baudoin dit “Beaugeois” d’Ailly, vidame d’Amiens, seigneur de Picquigny tué également à  Azincourt en 1415.

 

Famille d’Ailly :

  • En 1412, la seigneurie revint à Jeanne d’Ailly, la fille de Baudoin, épouse de N. De Mongombry puis de N. de Leus
  • Puis à Raoul d’Ailly, survivant du massacre d’Azincourt contrairement à son père, vidame d’Amiens, héritier de sa sœur Jeanne en 1429
  • Ensuite elle passa dans les main d’ Antoine D’Ailly seigneur de Varenne.
  • En 1479 se sera à Antoine II, seigneur de Thennes, époux de Louise de Halwin.

 

Famille de Hames

  • Puis à Antoine de Hames, époux de Anne d’Ailly
  • puis à leur fils, Claude de Hames en 1558
  • Marie de Hames, sœur de Claude et veuve de Louis Halwin-Fouilloy, seigneur de Wailly en 1565
  • Louise de Hames, en 1580, deuxième sœur de Claude et épouse en 1558 d’Antoine d’Estourmel, dont le tombeau fut brisé, en 1636 pendant l’incendie de l’église de Fouilloy.

 

Maison d’Estourmel

  • Jean d’Estrourmel , fils d‘Antoine et Louise de Hames en 1585
  • qui la céda à son fils, Louis d’Estourmel en 1625
  • Françoise d’Estourmel, épouse de François, marquis de Saveuse en 1671

 

 

  • Charlotte Louise de Saveuse, fille des précédents, épouse de Philippe de Montmorency en 1711
  • Le 30 juin 1718, ils vendirent 300 journaux  de terres et 3 de prés de leur domaine de Fouilloy à l’Hôpital général d’Amiens,
  • l’autre partie passa avec 1726, entre les mains de Françoise Raguet, veuve de François Barré, qui la donna en 1727 à son petit fils, Jean-François Palyart.
  • En 1766, Marie Jeanne Albertine de Palyart d’Aubigny, épouse de François-Joseph de Briois, premier président du conseil provincial d’Artois.
  • Avant cette division la seigneurie s’étendait sur 2290 journaux, tant en domaine,  que cens, terrage, etc….