Antiquité

Fouilloy a été habitée au temps de la Gaule Romaine, des traces d’une villa gallo-romaine ont été retrouvées sur la commune.

Au temps du royaume Franc Fouilloy faisait partie du Pagus Ambianensis (autrement dit du pays d’Amiens)

D’autres objets montrent que Fouilloy est d’origine ancienne, des cercueils de pierre, des armes et des médaillons ont été trouvés sur la territoire de la commune, sur le chemin des marais vers Aubigny en 1839

Moyen Âge

Le nom de Fouilloy est mentionné dans des manuscrits du VIIe siècle.

saint anchaire fouilloy

Statue d'Anschaire à Hambourg

Saint Anschaire,(Anschaire de Brême, appelé aussi Oscar ou en allemand Ansgar) évêque de Hambourg, apôtre du Nord, moine de l’abbaye de Corbie, envoyé à l’abbaye de Corvey en Westphalie pour évangéliser le Danemark et la Suède, naquit à Fouilloy le 8 septembre 801. Il mourut le 3 février 865 à Brême. Une plaque est visible dans Fouilloy, à l’intersection des rues Jules Lardiére et de la rue Charles Gaffet (anciennement rue Saint Anschaire) avec l’inscription :

“St Anschaire, apôtre de l’Europe naquit en ces lieux selon la tradition”

 

De 859 à 881, à plusieurs reprises, Fouilloy fut ravagée par les Vikings.

Fouilloy avec ces 250 habitants, fut, au Moyen Âge, une dépendance de l’abbaye de Corbie, et un faubourg de la ville de Corbie.

Fouilloy avait ses propres fortifications :

Les habitants de Fouilloy jouissaient des privilèges de la commune établie à Corbie en 1123 et supprimé en 1310. (voir histoire de Corbie)

En 1185, Philippe d’Alsace, alors comte de Flandre, en lutte contre le roi de France, Philippe-Auguste, mit le siège devant Corbie. Il s’empara des ouvrages avancés de Fouilloy mais fut finalement repoussé.

Les Corbéens coupèrent les ponts qui pouvaient donner passage l’ennemi, et opposèrent une si vive résistance, que le roi de France eut le temps de leur envoyer des secours.

Au XIIIe siècle, Fouilloy possédait une maladrerie fondée par le seigneur Gautier de Fouilloy. Dans cette maladrerie il y avait la chapelle St-Thibaud.

En 1239, La collégiale Saint-Mathieu qui conservait le chef de l’évangéliste avait à sa tête un chapitre dont les chanoines étaient dotés de prébendes égales pour tous.

En 1240, l’évêque d’Amiens, Arnoul, défendit aux chanoines de jouer aux dés et aux osselets devant le parvis de la collégiale, d’avoir des concubines, d’aller au cabaret, d’être usurier, de porter des armes et des chapeaux garnis de fleurs.

Un arrêt de 1264, rendu par le parlement, reconnait que les habitants de Fouilloy font partie de la commune Corbie.

ARRÊT DU PARLEMENT AU SUJET DE DIVERS CONFLITS SURVENUS ENTRE LE SEIGNEUR DE FOUILLOY ET LA COMMUNE DE CORBIE.

Les registres du parlement de Paris nous ont conservé le souvenir de plusieurs conflits survenus dans les années 1264 et 1265 entre le seigneur de Fouilloy, village voisin de Corbie, et les maire et jurés de cette ville. En premier lieu un procès s’éleva au sujet des prétentions qu’avaient les magistrats municipaux de tenir dans la dépendance de leur commune, et sous la même juridiction, les habitants de Fouilloy.

Une enquête fut ordonnée par le parlement, et elle eut pour résultat de prouver que le village de Fouilloy faisait partie de la commune de Corbie, et que ses habitants devaient être soumis à la même juridiction que ceux de la ville elle-même.

Cet arrêt fut rendu dans le courant de l’année 1264. Peu de temps après; il arriva qu’un homme ayant apporté du pain à vendre à Fouilloy, et Simon, seigneur du lieu, ayant fait saisir ce pain, sous prétexte qu’il n’avait pas été cuit à son four, les maire et jurés de Corbie le reprirent des mains des agents seigneuriaux.

Alors Simon s’adressa au parlement, et la cour, malgré la production de l’arrêt de 1264 décida que les magistrats municipaux de Corbie n’avaient pas eu le droit de reprendre le pain en litige, et les condamna à en ressaisir le seigneur, et à payer une amendé (en 1265).

Enfin, Simon de Fouilloy se plaignit au parlement que le maire et les échevins de Corbie avaient repris deux hommes arrêtés par ses

gens dans une querelle à Fouilloy, et qu’il prétendait n’être pas de la commune de Corbie.

La cour ordonna au bailli d’Amiens de s’enquérir de la vérité, et s’il reconnaissait que les hommes, arrêtés n’étaient pas de la commune de Corbie, de condamner les maire et jurés à restitution en 1265.

En 1288, Fouilloy était le siège d’une prévôté royale. Le prévôt exerçait des fonctions judiciaires avec une administration (procureur, substitut, greffier, huissier, sergents).

En 1310 Construction du pont BECQUET, par le seigneur de Fouilloy Thomas BECQUET

En 1376 Fouilloy fut ravagée par les Anglais, puis par les Bourguignons et encore par les Anglais.

En 1430, le siège de la prévôté de Fouilloy fut transféré à Corbie.

Jusqu’à cette période, on trouvera Fouilloy, sous les noms suivants :

Temps modernes

Pendant le siège de Corbie en 1636, connu dans l’histoire sous le nom “Année de Corbie“,  la collégiale de Fouilloy est incendiée, les chanoines célèbreront l’office à Amiens dans la chapelle de St-Valery.

A cette période des Fouilloysiens furent preuves d’une grande bravoure :

  • Les bateliers de Fouilloy : Louis et Charles Bozo de Metz (père et fils),
  • Romain Dethez,
  • Fleury Dupré,

Tous originaires de de Fouilloy, menèrent, avec d’autres compagnons (de Corbie, d’Aubigny et d’Encre -Albert-), une série de coups contre l’armée espagnole.

Le 16 septembre 1636, ils attaquèrent et détruisirent un moulin et en passant par les armes tous les défenseurs.

Le 26 septembre 1636, ils guidèrent les troupes du maréchal de La Force lors de l’attaque de la Porte à l’Image, à l’entrée ouest de Corbie.

Enfin, ils réussirent à détourner le cours de la Boulangerie (bras de l’Ancre) afin de rendre inutilisables les moulins qui y étaient situés et ainsi affamer l’ennemi.

Pour leur bravoure, le roi Louis XIII, en octobre 1636, les exempte de tous impôts (taille, taillon, service de gué…) à perpétuité, pour eux et leurs descendants.

Sous l’Ancien Régime, Fouilloy sera doté d’un grenier à sel. La moitié de la vicomté appartient à l‘abbaye de Corbie et l’autre moitié à l‘échevinage de Fouilloy.

En 1695, les biens de la maladrerie de Fouilloy seront réunis par décision royale à l’hôpital de Montdidier.

de 1760 à 1770, Reconstruction de l’église qui avait été détruite en 1636

de 1636 à 1770 on trouvera Fouilloy, sous les noms suivants :

 

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Histoire de la commune de Fouilloy 80 de la révolution à nos jours