saint gerard en vitraux

Parmi les Saints qui naquirent à Corbie, en voici un fondateur d’une abbaye, celle de Sauve la Majeur entre 2 mers.

Gérard de Corbie était un abbé bénédictin qui fut canonisé en 1197.

Gérard de Corbie est né, comme son nom l’indique, à Corbie vers 1025 et il est mort à l’Abbaye de La Sauve-Majeure en 1095,

Nous retrouvons notre saint sous différents noms dans les écrits parfois nommé :

Sa jeunesse

Gérard de Corbie, comme son nom l’indique a vu le jour à Corbie vers l’année 1025,

Il était issu d’un milieu très modeste.

Malheureusement l’histoire ne retiendra pas le nom de ses parents.

Mais nous savons qu’il avait au moins 3 frères, ces 4 enfants embrassèrent tous une vie religieuse :

Ses parents, tout comme à ses frères, lui ont inspiré l’amour de la vertu.

Gérard fut livré dès son enfance, par ses parents, au monastère de Corbie, à une date indéterminée mais avant 1048, puisque c’est l’abbé Richard qui le reçut en son abbaye et ce dernier s’est éteint à cette date. D’autres écrits dissent qu’il avait 10 ans quand il fut livré aux religieux de Corbie.

Son aptitude pour les sciences, son application constante à l’étude, sa docilité et sa ferveur en faisaient un objet d’admiration générale.

Il entra à la Maison des Novices de Corbie. Là il s’employa à la culture du jardin, il bêchait, tirait de l’eau et cultivait les légumes pour les moins de l’abbaye de Corbie

Gérard grandit à Corbie avec l‘abbé Foulques I , avec qui il noua une très grande amitié.

En 1048, à la mort de Richard les moines de Corbie rassemblés pour donner un successeur, s’attardèrent sur Foulques et Gérard, mais notre futur Saint Gérard n’était encore qu’un novice et ne pouvait être élu, Foulques lui était un peu plus âgé que lui et plus avancé dans l’étude de la religion, Foulques alors diacre succéda à Richard.

Gérard se réjouit de voir son ami devenir son père.

Peu de temps après Gérard en fin de noviciat prononça ses vœux.

L’abbé Foulques, qui voulait faire refleurir une exacte discipline, sentit le besoin de s’adjoindre un coopérateur intelligent et zélé.

Gérard, qui avait fait son noviciat en même temps que lui, et qui, depuis, avait prononcé ses vœux, devint alors moine-cellérier de l’abbaye de Corbie.

Foulques voulant ramener l’abbaye de Corbie à la splendeur de son origine, une entreprise qui était gigantesque avec de multiples difficultés, tant les possessions de l’abbaye sont nombreuses et éloignées et de nombreux hommes puissant s’y opposèrent comme Foulques évêque d’Amiens, jaloux des privilèges accordés à Corbie, ces obstacles devaient rendre des voyages nécessaires ainsi que de longues démarches et des rapport avec l’extérieur multiples.

Foulques sentait le besoin de nommer une personne de confiance, tel que dépeint la règle de Saint Benoit, humble, capable et obéissant. Il appela naturellement Gérard, il était âgé alors de 30 ans, cette proposition fut pour lui un coup de tonnerre. Il prit peur à cause de sa jeunesse son inexpérience dans de telles affaires et sa vie de solitude jusque ici, mais Foulques resta inébranlable dans sa décision se sera saint Gérard!

Gérard devint donc procureur et employé aux affaires étrangères de Corbie, c’est lui par exemple qui ramena les reliques de Saint ANCHAIRE (voir ici), lorsque Aldalbert, archevêque de HAMBOURG, pour resserrer les liens avec Corbie proposa à Foulques d’envoyé quelqu’un chercher les reliques du Saint natif de Fouilloy

 

Foulques organisa pour son retour à Corbie une grande cérémonie solennelle.

Saint Gérard de Corbie statut

Saint Gérard de Corbie

 

 

 

Sa maladie

Malheureusement l’excès des travaux, des jeûnes et des veilles causa à Géraud des problèmes de santé assez grave, il souffrait entre autre d’une névralgie céphalique et de diverses infirmités.

Les veines et ses artères gonflèrent ce qui ne lui laissa plus beaucoup de liberté de mouvement, il ne pouvait plus secouer la tête ou regarder d’un côté ou de l’autre sans bouger sn corps en entier. Et les nerfs affectés dans son cerveau lui suscités de nombreux problèmes.

Gérard était atteint d’une maladie mentale avec troubles optiques, il avait du mal à soutenir l’éclat du soleil, et était en pris de vertige constant

Dans un premier temps il se senti rejeté de Dieu, mais sous le poids de cette double croix, Gérard fut un modèle de patience, il adora la main de Dieu qui le châtia de la sorte.

Il ne se plaignait pas et essayait de caché ses douleurs, par crainte d’attirer l’attention des autres.

Cependant l’affaiblissement de ses forces, la pâleur et la maigreur de son visage, la rougeur et l’inflammation de ses yeux le trahirent bientôt, son supérieur l’obligea à se mettre dans les mains des médecins

Mais ces médecins essayèrent en vain de le guérir, l’un pratiqua une incision à la veine frontale, un second eut recours à divers genres de potions, un troisième employa la cautérisation. Aucun remède n’ayant réussi, le patient s’en remit donc à la volonté de Dieu.

Pour mériter ses grâces, il redoubla donc de charité envers les pauvres, chaque jour, il recevait 3 pauvres de Corbie, en l’honneur de la Sainte Trinité, leur lavait les pieds, leur servait à manger après le repas et se jetait même parfois à leurs genoux.

Ce ne fut pas le seul moyen employé pour obtenir sa guérison il avait recourt à la pénitence. Gérard évitait toutes choses ou la nature trouve quelque satisfaction.

 

Son départ de Corbie

Lors du mois de janvier 1050, convié par le pape dans le but de prononcer son ordination, Foulques dut se rendre à Rome, il proposa à Gérard de l’accompagné avant de se rétracter à cause de son état de santé, mais Gérard insista afin d’accomplir un pèlerinage qui pouvait amener sa guérison.

il s’exprima ainsi :

” si je meurs en route, Dieu aura pitié de mon âme. Si au contraire sa bonté me fait parvenir à Rome,  j’y retrouverai la santé”

Saint gérard avant de partir pour rome

Gérard et Foulques se rendirent donc à Rome en traversant la Provence, les Alpes et la région de Turin. Ces contrées étaient, alors depuis une décennie, calmes et hors de guerre, Gérard, fit donc connaissance avec des régions qui protégeaient pèlerins et voyageurs.

Malheureusement pour Gérard ce voyage fut l’occasion d’un redoublement de souffrances car sur le voyage à dos d’un cheval lui rouvrait les plaies de la tête.

N’ayant pas même la force de parler, il se tenait en arrière c’est ainsi qu’il pouvait, sans être vu, donner l’aumône aux mendiants.

Divers accidents mirent, en effet la patience de Gérard à de nouvelles épreuves;

Le premier fut bien entendu la recrudescence de sa maladie, en arrivant aux Hospices de Saint-Denis, qui est même resté célébré à cause du séjour qu’y fit Saint Gérard.

Le frère convers qui prenait soin de lui se mis à panser ses plaies, et avertit aussitôt Foulques de l’état de son malade et l’impossibilité pour lui d’aller plus loin. Foulques pressa Gérard de séjourner ici et se faire transporter à Corbie, mais Gérard dont la piété était plus forte que la maladie et craignait plus la privation de son pèlerinage que le trépas, se jeta à ses pieds, le conjurant de lui permettre de continuer.

L’abbé admirant tant de foi et de courage, accepta que Gérard poursuive.

Ils restèrent 8 jours à Rome, centre du monde chrétien, pendant ce laps de temps Gérard put satisfaire sa tendre piété et trouver dans la compagnie d’Hugues de Cluny des trésors de joie et de lumières spirituelles.. Il se rendait régulièrement à l’Église Saint Pierre de Rome.

Malheureusement il sentait ses facultés intellectuelles faiblir à cause de sa maladie, il craignait de perdre la raison.

Les autres maux n’étaient rien comparés au fait d’être privé de la connaissance et la méditation, ne plus pouvoir prier lui paraissait le plus affreux des supplices

Il répétait sans cesse :

“Seigneur, frappez-moi tant qu’il vous plaira; ne m’épargnez pas; mais ne me privez pas du bonheur de vous aimer et de vous offrir mes souffrances”

Gérard assidu à ses exercices spirituels ne l’était pas moins aux affaires, il suivait son abbé dans les démarches pour le bien du monastère de Corbie.

Il aidait Foulques, levait les obstacles par sa sagesse. Cependant il n’obtint pas plus de succès pour les affaires que sur sa santé. Un imprévu vint retarder l’audience prévue avec le Saint-Père.

La guerre s’était rallumée : les Normands défendaient la cause de Benoit IX en cherchant à le monter sur le siège pontifical. Le pape Léon pressé de rétablir la paix partit subitement de Rome vers les contrées dévastées.

Pape Benoit IX

Pape Benoit IX

 

Nos deux Corbéens le suivirent.

Mais ce voyage faillit leur coûter la vie. Le pape entouré d’une escorte échappa aux bandes qui battaient le pays, mais nos Corbéens moins défendus tombèrent dans leurs mains, Foulques et ses compagnons réussirent à s’échapper en laissant cheveux et bagages mais Gérard, comme pour le voyage vers Rome, était en arrière et seul, il ne put donc se soustraire à ses ravisseurs, il fut jeté au sol et rouer de coup, ils lui dérobèrent l’argent qu’il avait pour les frais du voyage ainsi que ces habits.

Mais un soldat plus humain que les autres, fut touché par le sort de notre infirme et détermina ses compagnons à rendre les chevaux.

Nos Corbéens purent donc continuer leur route en direction du Mont Cassin, Montagne où Saint Benoit posa les fondements de son Ordre, et où ils séjournèrent.

Rejoindre le monastère en haut du sommet ardu ne fut pas une chose simple, mais la pensée de visiter ce lieu plein de symboles et de vertu donna la force à Gérard.

Ils restèrent 2 jours, puis partir en pèlerinage vers le Mont-Gargan, le pape venait d’y arriver. Et Foulques devait y recevoir l’onction sacerdotale. Gérard qui n’était que diacre aspiré au même bonheur.

Il fut à cette époque ordonné prêtre avec Foulques au quatre temps du carême 1050. Gérard se crut bien dédommagé des périls de ce voyage.

Malgré tout ni saint Pierre de Rome, ni Saint Benoit du Mont-Cassin ni Saint Michel du Mont-Gargan n’avaient pu opérer une guérison.

Cette guérison sera réservée, plus tard, à un saint de Corbie : Saint Adhelard

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A suivre : son Retour à Corbie Sa Guérison Pèlerinage à Jérusalem Retour à Corbie, fondation d’abbaye…..

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