En cette semaine de journée de la femme, voici l’histoire d’une femme courageuse, native du terroir Samarien.

Cette femme se nomme Marie Jeanne Véronique VIVIEN, elle est native de Contay dans la Somme et elle sera la seule femme de CORBIE décorée de la médaille de Sainte Hélène, première médaille commémorative militaire française qui récompensa 405 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815.

Vie Civile avant-guerre

Marie Jeanne Véronique naquit donc à Contay le 20 février 1781.

Elle fut le 8éme enfant sur les 14 de François Dit Compère VIVIEN (1737 -1816), manouvrier meunier, plus exactement la 5éme des 7 enfants du 3éme mariage (sur 4) avec Marie Jeanne LEFEBVRE (1746-1784).

vivien veronique bapteme

 

Acte de baptême de Vivien Marie Jeanne Véronique (sous Louis XVI)

Le vingt février mil sept cent quatre-vingt un Marie Jeanne Véronique, fille de François Vivien manouvrier et de Marie Jeanne Lefèvre, née de et en légitime mariage a été baptisée le même jour par moi curé soussigné, son parrain fut Joseph Boullenger et sa marraine Célestine Vivien qui ont fait des marques ayant déclaré ne savoir écrire

Source : Archives départementales de la Somme en ligne: http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413216E0wSXi/1/134

Véronique se maria le 9 novembre 1801 à Contay avec Jacques François DEMAREST qui vu le jour un 9 août 1778 à Harponville (80), fils de Jean Pierre DEMAREST et Véronique VASSEUR.

Le fruit de cette union produira 4 filles : Joséphine, Marie Anne séraphine en 1804, puis le 19 juillet 1805 à Harponville Élisabeth, et Mélanie.

Cette famille demeura à Harponville.

Dans les masures – disait-on- ce couple était bien mal assorti.

Le mari, Jacques DESMAREST était un petit homme chétif et souffreteux. De plus il était d’une incroyable timidité et il n’avait de plus cher désir que de passer toujours inaperçu.

Sa femme, quant à elle, avait une stature imposante avec un petit embonpoint, et une langue bien pendue, décidé et hardie.

Marie Jeanne Véronique VIVIEN, épouse DESMAREST, se faisait couramment appelait Véronique, elle semblait avoir drainée à son profit le peu de virilité qu’eût jamais possédé son obscur manouvrier de mari. Véronique VIVIEN était une excellente compagne.

Mais il n’y eu pas que le physique et le tempérament qui opposa ces deux époux, il y avait également la politique.

Jacques DESMAREST, le timide, l’invisible avait une grosse crainte en ces périodes de guerre menée par Napoléon, il craignait d’être l’appelait sous les drapeaux.

Jacques ne se souciait guère d’apporter à l’empereur, le modeste concours de son bras, il avait mieux à faire chez lui, dans sa pauvre masure de Harponville, où 4 enfants en bas âge réclamaient leur pitance, néanmoins il avait prénommé l’aînée de ses 4 filles Joséphine, mais c’était l’unique concession qu’il voulût faire à l’Empire.

Il en était tout autre chose pour sa femme Véronique, elle suivait, de sa campagne Picarde, la gloire de l’Empire. Elle qui ne savait pas lire, elle se faisait lire les journaux, les bulletins et les proclamations impériales et s’exaltait du prestige des conquêtes de Napoléon.

Elle fredonnait la chanson d’Austerlitz en taillant la soupe et faisait manœuvrer son mari et ses enfants comme un sergent-major instruisant ses recrues.

Au fil du temps, la situation s’envenima avec les revers subis par les armées de Napoléon 1er.

Après la désastreuse bataille de Leipzig (octobre 1813), la France, (et la Somme) fut envahie, et nos habitants eurent à subir les rigueurs des réquisitions et être confrontés aux vagues de deuils et de tristesses, les sentiments patriotiques de Véronique VIVIEN en furent mis à rude épreuve.

Suite au traité de Fontainebleau ( 11 avril 1814), Napoléon fut déchu du trône de France et se retrouva à n’exercer le titre d’empereur que sur la petite ile de son exil : l’île d’Elbe. Il y arriva le 3 mai 1814 sur la frégate “Undaunted”.

Crainte de Jacques de l’appel pour la guerre

Peu de temps après, de retour de l‘île d’Elbe et l’empereur entama la marche sur Paris “L’Aigle vole de clocher en clocher ” (Du 1er au 20 mars 1815), cela procura une joie immense à Véronique.

Il en fut tout autre du côté de son mari Jacques qui ne voyait pas le retour de l’Empereur avec le bel optimisme.

Puisque pour faire la guerre, il fallait des soldats. On allait sans doute procéder à de nouvelles levées d’hommes, et des milliers de Français seraient arrachés de leur campagne.

A son tour, il se mit à épier les nouvelles, toujours sur le qui-vive, tremblant d’être compris dans une levée quelconque et prêt au besoin, à se joindre aux bandes de réfractaires qui battaient la campagne.

Pour se rassurer, il se répétait qu’il avait la quarantaine et père de famille et que les campagnes regorgeaient de jeune célibataire prêt à combattre pour la gloire de l’Empereur. Il pensait donc passer à côté de l’appel

Malheureusement pour lui, le Samarien se trompait. Il ignorait, les dispositions du sénatus-consulte du 10 avril, portant mise en activité permanente des gardes nationaux.

Étant près des frontières la Somme devait se réorganiser immédiatement et constituer des bataillons destinés à fournir des garnisons aux places fortes de la frontière. La Somme, avait à fournir… 63 Compagnies de grenadiers et de chasseurs.

La nouvelle tomba sur Jacques DESMAREST, malgré son âge et ses 4 enfants, il fut recensé, enrôlé et affecté au… 5è bataillon d’élite des gardes nationaux de la Somme.

Jacques sous les drapeaux

Le journalier partit la mort dans l’âme, en dépit des vibrantes exhortations de sa femme. Il embrassa ses mioches, posa un timide baiser sur le front de Véronique .

Il arriva dans ce bataillon de Grenadiers d’Élite, qui n’avait d’ailleurs que d’élite le nom ! C’était d’assez misérables troupes, des gardes nationales, ainsi rappelés à l’activité.

Le bel enthousiasme de la Révolution et des premiers temps de l’Empire était mort depuis longtemps et ce fut sans aucune conviction que la plupart des recrues, ayant en général dépassé la trentaine et dont beaucoup, pères de famille, n’avaient jamais servi, s’acheminèrent vers la frontière.

Jacques arriva sur Doullens début mai dans ce début du 5éme bataillon.

Tout d’abord, ce fut une indescriptible pagaïe… puis le commandant d’Armes et l’inspecteur aux Revues d’Amiens étant venus visiter les recrues, le chaos, peu à peu… s’organisa.

Le chef du 5eme bataillon était le commandant JOMARD. Il ne comptait qu’une vingtaine d’officiers et un peu plus de 500 hommes, par la suite, cet effectif squelettique devait se trouver encore diminué par une véritable épidémie de désertion.

Le pauvre Jacques qui ne se sentait guère à sa place, fut affecté à la 6è compagnie. Il reçu un bonnet de police, une capote beige, un col noir, une paire de chemises et de grossiers brodequins qui blessaient ses pieds habitués aux sabots… c’était-là tout l’équipement qu’il avait été possible d’obtenir des magasins aux trois quarts vides.

Les 4è et 5è bataillons d’élite de la Somme étaient désignés pour la garnison de Maubeuge.

Ils partirent donc de Doullens à destination de la ville frontière. La 6è compagnie où sert notre DEMAREST,… quitta Doullens le 31 mai pour gagner sa garnison. En cours de route, 56 hommes “disparaissent”, dont 26 ne rejoindront jamais et seront portés déserteurs.

Le journalier était au nombre des traînards… et dès le 3 juin, il “disparaît” également. Mais le pauvre timide, qui n’avait pas le courage de servir, n’avait pas encore pu trouver celui de déserter.

Le 9 juin, après avoir vagué à l’aventure, il rejoignit enfin Maubeuge où son bataillon était arrivé depuis 6 jours déjà.

De là, les nouvelles étaient mauvaises et plus d’un soldat senti son courage l’abandonner.

Désertion et retour

Après le 18 juin et la déroute de Waterloo(1815), les gardes nationaux Picards seront à leur tour pris de panique et déserteront en masse.

Cette fois DESMAREST sera de la partie …le 27, il déserta aussi….

Quelques jours plus après, le grenadier Jacques DESMARET, de la 6è compagnie du 5è bataillon, réapparaît soudain à Maubeuge où l’on rédigeait déjà la paperasse destinée à faire ultérieurement sanctionner, par un conseil de guerre, la conduite des déserteurs.

Et à partir de ce moment, Jacques apparait comme un autre homme. Il se présenta devant ses chefs et sollicita sa réintégration au sein du bataillon qu’il avait si lâchement déserté.

Miracle!!!! mais …DEMAREST le faible s’était changé soudain en un vaillant soldat qui brûla de servir aux côtés des siens et de se distinguer dans les opérations du siège de Maubeuge qui commença.

Il manifesta le plus profond repentir de sa conduite passée et ne demanda qu’une chose …qu’on lui permette de se réhabiliter en donnant la mesure de son courage et de son dévouement.

On ne saurait tenir plus longtemps rigueur à un soldat avec de si bonnes intentions…, la poursuite en désertion sera donc annulée et DEMAREST sera réintégra dans sa compagnie.

Pendant les opérations du siège de Maubeuge, il fera preuve de la plus grande bravoure et se distinguera en toutes circonstances, par son courage et sa bonne volonté. Il reçoit plusieurs blessures, heureusement bénignes, et continua à faire vaillamment son service. Son sergent lui conseilla même d’apprendre à lire afin de passer caporal.

Il n’y avait pas que son attitude et son courage qui avait changé, il paraissait plus grand, plus solide qu’avant sa désertion, il marchait avec plus d’assurance, le son même de sa voix était différent, disait-on !

Un miracle étrange mais dans ces temps difficiles personnes n’y prêta attention, de tout façon les officiers ne connaissaient même pas leurs hommes et n’avaient guère le temps de se préoccuper de cas particuliers.

Peu de temps après la guerre prend fin, les gardes seront renvoyés dans leur masure respective.

Le courageux grenadier DEMAREST également.

Fin de l’appel retour à la maison

Il rentra chez lui, en portant encore sa vieille capote brune et, par faveur spéciale il aura obtenu le droit d’emporter son fusil qu’il accrochera chez lui, au-dessus de la cheminée.

Sur la route, il rencontra un soldat du 4è bataillon.

Ils feront connaissance :

– « Je m’appelle Colin VASSEUR, de Chichery. J’étais dans la compagnie du capitaine MERLE. On en a vu de dures… Et toi ?

– Moi, je me nomme Jacques DEMAREST, et je m’en retourne chez nous, à Harponville.

L’ami de rencontre s’arrêta net.

– … Dis donc, fait-il soudain, mi-plaisant, mi-colère, tu te fous de moi ! Jacques DESMAREST, d’Harponville, je le connais, j’ai travaillé avec lui, l’an dernier, à la ferme sur Acheux, pour les betteraves……

Tout à coup, il prit de rire et il mit une grande tape amicale sur le dos de son compagnon….

–« Sacré farceur, va ! Alors tu voulais me faire croire que tu étais Jacques DEMAREST ?… Pas de chance mon collègue !….. Je le connais je te dis le Jacquot ! C’est un tout petit bonhomme, le Jacquot, haut comme une botte, et maigre comme un échalas. Avec ça pas plus de courage qu’un lièvre. »

Et Colin VASSEUR se mit à rire de plus belle en évoquant ce souvenir. Son camarade de rencontre avait l’air fort embarrassé….

–« Écoute, en tirant par la manche le soldat qui s’éloigne paraissant fâché…. Je suis sa femme, Véronique VIVIEN. »….

–. « Toi une femme ?….

– Oui…. »…

L’homme se rapprocha et il examina attentivement son “compagnon” …

Alors le grenadier Véronique VIVIEN se décida à expliquer à son frère d’armes, comment elle avait pris la place de son mari.

« Celui-ci n’est pas un mauvais homme, mais il n’est pas très courageux. On ne peut rien dire à ça…, on est comme on est, voilà tout…. Alors, quand il est parti pour Doullens, j’ai mis mes enfants chez des voisins et je l’ai suivi…. Après, je l’ai encore suivi à Maubeuge, ou j’ai servi comme vivandière…. Un jour, j’ai su qu’il avait… avait déserté, quoi ! ». « Je m’y attendais, tu comprends, mais ça m’a tout de même fichu un coup…. Alors je suis venue et j’ai pris sa place. C’est tout. »…

Une fois de retour à Harponville , elle retrouva Jacques, en train de préparer le repas des enfants.

Il prit peur au bruit des bottes militaires. La vue de l’uniforme le terrorisa à ce point qu’il ne reconnaît même pas sa femme.

Il crut qu’on venait l’arrêter pour désertion, et ses mains tremblantes laissaient échapper le couteau de la miche….

–« Allons, fait Véronique, qui accroche son fusil au manteau de la cheminée, tu vois bien que c’est moi, ta femme »….

Et la vie reprit, comme avant.

DESMAREST, fut bien heureux de savoir qu’il n’avait pas déserté et qu’il ne pouvait être poursuivi de ce chef.

De toute façon, l’Empire s’était écroulé, et le roi de nouveau sur le trône promis la paix….

Vie difficile

Véronique avait dépouillé son glorieux uniforme de grenadier et repris de nouveau ses besognes du ménage.

Jacques, qui n’était pas un homme pour la guerre était un homme tout de même…. Il donna à sa femme un cinquième enfant et la misère s’installa au foyer.

Mais le travail manqua, la vie augmenta.

Les époux DESMAREST vivront… tout de même, mais si mal !

En 1834, ils sont déjà âgés et les voilà réduits à l’indigence. Le maire de leur petite commune, un certain… FROMENT, s’intéressa alors à leur sort.

L’histoire de Véronique s’étant répandue, on admira fort la « grenadière », au village.

Froment prit sa plume afin de signaler au préfet de la Somme la pénible situation de cette intéressante personne.

« Cette moderne Jeanne d’Arques (sic), écrit-il, sans autre motif que le désir de défendre nos frontières, abandonna en 1815 la maison conjugale et vola en héroïne se ranger sous les aigles françaises où elle se signala par son intrépidité et ne revint dans ses foyers qu’après avoir obtenu son congé. Elle vous prie de lui octroyer, pour récompense de son ancienne valeur guerrière, vertu si rare dans une femme, une place de portière dans les bâtiments publics de votre département. »

Mais les années s’écoulèrent sans plus de retour à la requête pour la femme soldat.

Le maire se décida alors de solliciter une nouvelle fois pour elle et il renouvela sa demande au préfet.

« Je vous supplie d’avoir la bonté de vous intéresser pour elle, ayant mérité par son courage et sa valeur, ainsi que cela vous est attesté par le certificat de son capitaine et de son sergent instructeur, de la reconnaissance de la patrie comme de tous les gens de bien…. Dans cette douce attente, j’ai l’honneur d’être, monsieur le préfet…. »

Reconnaissance

Le préfet se laissa toucher…, mais il ne put malheureusement rien pour Véronique, mais il essaya d’intéresser à son sort le ministre de l’Intérieur….

« Il y a quelque chose de beau, écrit-il à ce haut fonctionnaire, dans la conduite d’une femme qui, pour éviter à son mari la honte et les peines corporelles qui devaient être le résultat d’une désertion, abandonne ses enfants aux soins d’une main inhabile et étrangère et dissimulant sa faiblesse sous les habits d’un autre sexe, accepte jusqu’au dernier moment, dans un siège, le rôle pénible d’un homme de guerre. …Il n’est pas dans mes moyens de combler les vœux que m’exprime la dame Vivien, mais j’ai pensé que, les faits dont elle justifie se rattachant au service des gardes nationales, il vous serait possible d’améliorer sa position en lui allouant un secours qui me paraît mérité. »

Hélas ! Le ministre de l’Intérieur ne pouvait rien, lui non plus, pour l’héroïne du siège de Maubeuge.

Toutefois, comme la monarchie de juillet se montrait favorable aux vieux soldats de l’Empire, il transmit la requête de Véronique à son collègue de la Guerre.

Mais il était dit que la grenadière n’aurait pas de sitôt gain de cause. L’envie, la jalousie, la calomnie se mêlèrent de l’affaire de cette pauvre femme et de méchantes gens adressèrent aux autorités des lettres… anonymes, cela va de soit… dans lesquelles son rôle véritable était mis en doute.

Un procès s’ensuivit, dont Véronique se tira pleinement réhabilité… mais elle n’obtenait toujours pas cette misérable place de concierge qu’elle avait sollicitée.

En 1850 seulement… elle avait alors 70 ans… quand on l’admit avec son vieil époux, à l’Hospice de Corbie. Peu après Napoléon III… lui accordait une rente de six cent francs sur sa cassette particulière.

Entre 1836 et 1851, nous retrouvons la famille DEMAREST dans plusieurs recensements:

Mais la plus éclatante consécration de Véronique eut lieu en 1857. On venait de créer la médaille de Sainte-Hélène, destinée aux survivants des guerres du premier Empire.

L’héroïne de Maubeuge la reçut, en même temps que le capitaine Coignet et d’autres glorieux de l’Épopée.

Fin de Vie

Quant à Jacques Desmarest… , il mourut en 1861, plus qu’octogénaire.

Quant à sa vaillante femme, elle vivait toujours lorsque le 30 août 1867, Napoléon III et l‘Impératrice Eugénie vinrent procéder à l’inauguration solennelle du musée de Picardie à Amiens. A cette occasion, on avait groupé dans la cour du musée, les médailles de Sainte-Hélène du département pour les présenter à l’Empereur. Véronique était là, sa décoration au corsage, fort droite encore et très martiale d’allure, en dépit de ses 86 ans.

L’impératrice s’intéressa vivement à son cas et lui fit l’honneur de l’entretenir en particulier pendant quelques instants. Pour la pauvre femme c’était enfin la gloire. Marie Jeanne Véronique Vivien, épouse Desmarest, excellente mère de famille et valeureux soldat de l’Empire, s’éteignit à Corbie le 13 novembre 1869, dans sa 88éme année.

 

Acte de décès de Vivien Véronique (sous Napoléon III)

L’an mil huit cent soixante neuf le samedi treize novembre à deux heures de relevé ; devant nous Eugène Hippolyte Cresson maire officier de l’état civil de la ville de Corbie chef lieu de canton département de la Somme ; sont comparus les sieurs Alexandre Martin économe de l’hospice âgé de cinquante quatre ans et Jean baptiste ??? portier du dit hospice âgé de soixante six ans domiciliés tous deux à Corbie ; lesquels nous ont déclaré qu’aujourd’hui samedi treize du courant à quatre heures du matin est décédée en cette ville Vivien Véronique sans profession âgée de près de quatre vingt neuf ans née à Contay domiciliée à Corbie, veuve de Jacques Desmarest, fille de feu François Vivien et de feue Marie Jeanne lefebvre, ce dont nous nous sommes assuré et qu’il a été constaté ; et les comparants ont signé avec nous le présent acte de décès après lecture faite

Source : Archives départementales de la Somme en ligne

http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413208FGTVCZ/1/83