Wagny était jadis un ancien village, une dépendance du faubourg de la Neuville, ce village a de nos jours à totalement disparu.

Il était situé sur le territoire de la Neuville à Corbie plus exactement il se trouvait entre Daours et la Neuville.

A travers l’histoire nous trouvons Wagny sous différents noms :

  • Guangneii en 1119
  • Vanneium en 1127. Cart. de Corbie.
  • Wangneii 1123 et 1128
  • Wagneio 1127 et 1131
  • Guani 1135
  • Wagny, en 1579. Ortelius.
  • Vigni, en 1637 Obsidio Corbeiensis.
  • Saint-Martin de Wagni, en 1733. G. Delisle
  • Saint-Martin, en 1757. sur les cartes de Cassini.
  • Saint-Martin le Magni, en 1778. De Vauchelle.
  • Saint-Martin de Vagni, en 1787. Pic. mér.

Le village de Wagny sur une carte

cassini wagny corbie daours la neuville

plan de wagny

Carte ign wagny 80800

Histoire du village de Wagny

En 1127 il y eu sur ce territoire un prieuré.

Le bénéfice du prieuré de Wagny, était à la collation de l’abbé de Corbie, et faisait au XVIII siècle parti du doyenné de Mailly.

Ce prieuré a été avait été donné le 16 octobre 1127 par l’intermédiaire de l’évêque d’Amiens Guérin de Chastillon-Saint-Pol, successeur dEngueran de Boves à l’abbaye de Saint-Martin des Champs de Paris par Guy de Wagny, clerc.

Le prieur de Saint-Martin-des-champs Eudes Ier avait concédé à Guy de Wagny le droit de résider dans l’église sous réserve d’une rente d’un marc d’argent, et que si Guy devait se rendre en pèlerinage qu’on attendra 3 ans  son retour et passé ce délai, le prieur entrera en possession de l’église.

En cette même année la paroisse, de BONNAY avait été donnée,  par Guy de Wagny, à l’abbaye de Saint Martin des Champs, pour doter le prieuré de Saint Martin de Wagny.

Le pape Innocent II confirma à Thibaut II, prieur de Saint-Martin-des-Champs la possession de l’église de Wagny.

En mars 1132,  le dénommé Thibaut II abandonna le prieuré de Wagny à Robert Ier abbé de Corbie ainsi que les autels de Courcelles et Bonnay moyennant une redevance annuelle d’un marc d’argent ou selon les cartulaires de Corbie d’une once d’argent fin à l’évêque d’AMIENS payable à la Saint Jean, à condition qu’elles soient desservies à perpétuité par des moines.

Ce traité fut confirmé par des lettres de l‘abbé Robert par la suite.

Le prieuré de Saint-Martin de Wagny, de l’ordre de Saint-Benoit a été créé en 1135

En 1144, le prieur Eudes II cède à Ori de Corbie et à son fils la rente d’un marc d’argent due à Saint-Martin par l‘abbaye de Corbie, pour l’église de Wagny

A cette époque le domaine s’étendait sur 405 journaux de terre (soit environ 1,5 km²), 41 journaux 67 verges de prés.

Le prieur jouissait des droits de justices et de seigneurie sur ces terres, il jouissait également de censives et droits de relief, et avait une branche de dimes des territoires de Franvillers, la Houssoye et Bonnay, ainsi que d’un droit de pêche sur la petite rivière de la Neuville.

En 1730 le domaine comprenait 39 journaux de prés et 379 journaux de terre labourable, le tout affermé à la redevance de 1224 liv. dont 78 Liv représentant 30 setiers de blé, mesure de Corbie.

Les différents prieurs de Wagny

On retrouve des noms de prieur dans les tablionnages par exemple le 11 janvier 1718, Dom Raymond de Novéglise, était nouveau prieur.

Les titulaires connus de ce domaine sont :

  • Bernard de Sessaulieu
  • Pierre Cayot en 1598
  • D. François de Saisseval en 1598
  • D Adrien de Marouil en 1606
  • D Claude de Souich en 1607  et 1608
  • D François de la Haye en 1620
  • D. Philippe de Vignes en 1623
  • D. Lucien de Frion en 1647
  • D. René Flandroux en 1667
  • D. Raimond de Novéglise de 1718 à 1749
  • D. Jacques Guénon en 1759
  • D. Antoine Junca en 1780

Le revenu de ce bénéfice était en 1730 de 989 livres

La disparition du village

En 1608 , le domaine était réduit à un “lieu inhabitable, désert et abandonné de chacun” car faute de résider et de surveiller les intérêts du prieuré les bénéficiaires lui firent grand tort.

On peut placer à la fin du XVIIIe siècle sa ruine définitive, si bien qu’il ne reste plus qu’aujourd’hui qu’un nom de lieu-dit, à l’extrémité Nord-Ouest du terroir de Daours, sur le plateau des falaises de la Neuville

La chapelle de Wagny et son enclos furent vendues en 1791, d’après l’acte la chapelle n’avait que 21 pieds de longueur sur 18 de larges, il ne reste plus rien de cette dernière.

L’eau de pluie qui ravine de ces falaises forme le ruisseau des Hallettes et celui des Calines qui anciennement se nommait rivière de Wagny.